isabelleadjani.blogspot.com



Pensez au calendrier de l'Avent 2009...

14 places disponibles ...10 réponses uniquement pour le moment.

Lien ici (thème : votre magazine préféré)

Merci de bien vouloir faire votre envoi avant le 15 novembre pour une mise en place plus aisée.
Calendar 09 : If you want to send me the pic of your favorite magazine with Isabelle Adjani on cover :
fredjani@hotmail.fr
Le temps passant (vite), merci de m'envoyer assez rapidement votre pic pour le calendrier...
Il n'y a actuellement "que" 9 participants...

Ca serait cool que je puisse m'occuper de tout ca ce week end afin de ne pas perdre tous les envois.
Merci !
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Création de la "frimousse" d'Isabelle Adjani


Fifi travaille chez Valerian couture et évoque sur son blog la mise en place (depuis le mois de septembre) , de ce projet de création de poupée à l'éfigie d'Isabelle Adjani dont les profits seront reversés à l'UNICEF.


C'est à lire sur Les bêtises de Melle Fifi, n'hésitez pas à lui laisser un message, ça fait plaisir (je confirme, lol) !

Merci Tazyzas pour le lien !
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La journée de la jupe made in US

Voilà c'est signé, la journée de la jupe va franchir l'Atlantique pour aller au printemps prochain aux Etats Unis !
Article en anglais du site screendaily.com :



Cinema Epoch has acquired US rights to Jean-Paul Lilienfeld’s drama Skirt Day (La Journee De La Jupe) starring Isabelle Adjani.


Following a five-year hiatus Adjani returns as a rebellious teacher at a school for troubled children whose discovery of a gun in a student’s bag escalates into a hostage crisis.

Cinema Epoch president Gregory Hatanaka brokered the deal with Rezo Films head of international sales Sebastien Chesneau.

The Mascaret Films-Arte France-RTBF-Fontana Belgium Production premiered in Berlin.

Cinema Epoch will release the film theatrically in early spring 2010 as one of the first in its slate of arthouse theatrical releases.

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Adjani's doll

Voici la poupée d'Isabelle Adjani qui sera en vente le 19 nov à Drouot-Montaigne.
Catalogue complet pour voir les 76 autres poupées .
Lot n° 14 : une adorable poupée où l'on reconnait bien tous les clichés Adjaniens : lunettes noires, chapeau, cheveux longs soyeux, et une robe qu'on dirait sortie du festival de Monaco...

En prime on a le droit a un petit message de sa part, que je vous retranscris ci-dessous.




(La poupée Isabelle Adjani par Valerian Référence)
Une poupée? Vous me direz que c'est bien la dernière chose dont les enfants du Darfour ont besoin... qu'il y a comme une sorte de décalage affreux entre ces jolies frimousses et ces horribles cadavres d'enfants... Oui, mais non, non et non, parce que cette poupée que vous allez acheter va sauver la vie d'un enfant, de deux enfants, trois enfants... Ces enfants, demain, vous les voulez protégés, avec dans leurs bras... une poupée? Si vous avez vraiment l'espoir de leur sauver la vie, ça vaut bien une poupée, non?
Isabelle Adjani
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Gaumont picks up "De force"

Un nouveau site évoque le futur tournage de De force, il s'agit de Variety.com.
On y apprend que Gaumont a obtenu tous les droits internationaux, et que le film a un budget de 11,5 millions de dollars. Par ailleurs, il est bien confirmé que le tournage sera prévu en février, et petit plus que le tournage aura lieu durant 8 semaines...
Canal + a acheté les droits pour une diffusion tv. Le film sera produit par la société de Franck Chorot : Marylin production , et co-produit par Gaumont.


French mini-major Gaumont has taken domestic distribution and international sales rights to "De Force," an $11.5 million crime thriller helmed by ex-con-turned-filmmaker Frank Henry. Pic stars French thesp and helmer Olivier Marchal ("36 Quai des Ofevres"), Isabelle Adjani ("Skirt Day") and Simon Abkarian ("The Army of Crime"). Pic is produced by Frank Chorot's Marilyn Productions and co-produced by Gaumont. Canal Plus has pre-bought TV rights. esla
The Paris-set film centers on an inmate, played by Marchal, who's forced to collaborate with the French organized crime divisionto dismantle a high-profile gang network. "De Force" will start shooting in Feb. for eight weeks.

Henry, a former member of a notorious French gang who spent 21 years behind bars, penned various episodes of Marchal's crime skein "Braquo," which was a hit of Gallic paybox Canal Plus. This film marks his directorial debut.
By ELSA KESLASSY


Merci à l'inconnu qui m'a laissé le lien !
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Braquo, le générique


Depuis le temps que je cherchais à l'obtenir ce générique, le voici, sur ...you tube !
Olivier Marchal prépare déjà la saison 2, en attendant de jouer avec Isabelle Adjani dans De force de Franck Henry (qui était au scénario de la 1ère saison de Braquo...vous suivez ?)
Le coffret 3 dvd est disponible depuis le 3 novembre chez studiocanal



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"De force " repoussé à février

Ex-délinquant qui compte d’ailleurs parmi les scénaristes de « Braquo », Frank Henry (du gang des Postiches) se prépare à passer à la mise en scène avec De force, un polar dont le tournage est fixé à partir de février prochain.

Principalement animé par Olivier Marchal acteur (la photo), Isabelle Adjani (en flic de la Brigade de Répression du Banditisme) et Simon Abkarian, De Force met en scène un détenu qui, piloté par une service de police spécialisé dans le grand banditisme, infiltre une organisation criminelle de haut vol.

Pas courant de voir un ancien gangster diriger à l’écran un ancien policier, d'autant que le second incarne sous la direction du premier un ex-malfrat !

Par Marc Toullec , pour le site toutleciné.com
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Jacno-hommage-


Hommage à un auteur, compositeur, acteur, qui nous a quitté trop tôt.
Le morceau qui l'a rendu populaire dans les années 80 : rectangle.



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Adjani dans les inrocks


L'actrice évoque son amitié avec l'écrivain qui fit d'elle l'un des personnages d'A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie.












Photo prise par Hervé Guibert au jardin des plantes (Paris)

"J'ai rencontré Hervé à la rédaction du journal 20 Ans, au tout début de ma carrière, au milieu des années 70 dans les locaux Filipacchi sur les Champs. La directrice du journal, Agathe Godard, avait organisé une séance photo pour la couverture avec moi, prise par Jean-Marie Périer.
J'y allais pour voir ce projet de couverture et derrière Agathe Godard, qui était une femme d'autorité, très virile, phallique, il y avait un homme, blond et bouclé comme un ange, incroyablement jeune, et qui commençait à écrire dans le journal. Agathe Godard m'a montré la couve et c'était atroce! (rires) Mais atroce! On m'avait fringuée avec un truc bleu, blanc, rouge ; j'avais le sourire d'une idiote... Vraiment, un truc à faire honte! Mais j'ai senti chez ce jeune homme comme un regard de complicité. Il m'a vue penser sans rien dire la même chose que lui. Je l'ai vu comprendre ce que je ressentais. Il m'a paru incroyablement beau, d'une timidité élégante, avec une façon très attirante de parler ou de ne pas parler. Nous avions le même âge, à peine 20 ans.
Quelques mois plus tard, je suis partie à Amsterdam pour le tournage de Barocco, et Hervé est venu faire un reportage. Nous mangions tous les jours des pinces de crabe dans des chinois dégueulasses sur les canaux de la ville. Je lui parlais tout le temps, de choses très personnelles. Je n'ai jamais bien compris pourquoi j'avais autant envie de lui parler, de lui dire autant de choses sur moi. J'étais toujours étonnée de l'intensité avec laquelle il m'écoutait. Mais assez vite, lui aussi s'est mis à parler. De ses tantes, de ses parents, de sa vie personnelle aussi. Il incarnait, organiquement, des choses que j'avais pu lire chez Bataille. Il y avait quelque chose en lui de très troublant, d'ambivalent... Et puis j'aimais beaucoup son écriture. Cette façon très concise d'exprimer des choses violentes, la puissance de déflagration avec laquelle il s'exprimait.


Au début des années 80, nous sommes devenus très proches. On se voyait tout le temps, on dînait à trois avec Bruno Nuytten. Ma relation avec Bruno le fascinait beaucoup. Il me prenait en photo, je faisais tout ce qu'il voulait. Une fois, il m'a dit qu'il était allé vendre toutes les photos qu'il avait de moi à Paris Match. Je ne lui ai pas reproché. Alors il est retourné à Paris Match pour les reprendre. Il avait changé d'avis, ce qui lui arrivait souvent (rires). Je lui parlais beaucoup de mes projets, il me conseillait, j'avais besoin de son opinion, de son regard. Il faut dire qu'à l'époque, le producteur Daniel Toscan du Plantier dirigeait la Gaumont et il voulait faire de sa maîtresse, Isabelle Huppert, la titulaire de tous les projets du cinéma français. Hervé assistait à mon incrédulité devant cette situation. Alors il a écrit sans me le dire un scénario sur une actrice, inspirée par moi, qui se trouvait blacklistée par des gens de pouvoir. Son projet décrivait aussi ma relation avec Bruno. C'était l'histoire d'une carrière contrariée doublée d'un amour, qu'il avait à la fois romantisée et brutalisée. Le scénario s'est d'abord appelé "Gemina", puis "La liste noire".
Je l'ai lu et l'ai trouvé magnifique. Mais je suis entrée dans un rapport bizarre avec ce projet. Quand je m'en éloignais, il m'attirait et dès que je m'en approchais, que je me préparais à m'y engager, il me faisait peur. Je ne savais pas comment l'aborder, je faisais du surplace. Il me disait alors que j'étais trop puritaine, il se moquait de moi. De toutes façons, il ne vivait que pour la transgression. C'était à la fois sa pratique et sa plus forte conviction. Mais il le faisait toujours en dandy.

Je n'ai donc pas tourné le film, lui non plus. Nous nous sommes éloignés. Dans A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, dont je pense par ailleurs que c'est un de ses textes les plus forts, je suis devenue l'un de ses personnages, l'actrice Marine. Il m'avait toujours prévenue que lorsqu'il se mettrait à parler de moi dans ses livres, ce serait pour me trahir. Qu'il resterait dans la vérité, mais qu'il ne se gênerait pas non plus pour traduire dans la fiction le mécontentement qu'il ressentait à mon égard. Je l'aimais énormément et je sais qu'il m'aimait aussi. Mais tout en moi ne lui allait pas. Je sais par exemple qu'il a été absolument furieux de mon passage au journal de TF1 pour faire taire la rumeur qui prétendait que j'étais morte du sida. Pourtant, j'avais pris soin de dire que j'avais honte d'avoir à affirmer que je n'étais pas malade, comme s'il s'agissait de dire que je n'étais pas coupable. Mais ça l'avait exaspéré. Lui, il a eu un rapport très ambigu avec sa maladie. Il était depuis toujours fasciné par la mort, par l'agonie... Il recherchait là un vertige. La maladie a transformé ses fantasmes littéraires en réalité terrible. Je crois qu'à ses yeux, mon comportement vis-à-vis de ces rumeurs manquait de lyrisme.
Après notre brouille, je l'ai vu à la télévision, amaigri et malade. J'étais horrifiée. J'ai ressenti beaucoup de colère contre lui. Je pensais qu'il aurait pu éviter sa contamination. J'avais le sentiment qu'il avait fait de lui-même son propre objet d'observation, l'objet de ses expériences. Je ne connaissais plus vraiment les gens qu'il fréquentait, je n'appartenais plus à sa vie. Je n'ai pas eu le courage de regarder son film, sorti après sa mort, La Pudeur ou l'Impudeur.
Notre relation était gémellaire. C'était le frère qui me bouleversait et m'épouvantait. Je ne sais pas ce que j'étais pour lui, probablement une sœur qu'il adorait et détestait. Depuis sa disparition, je n'ai pas non plus relu ses livres. Pourtant, ils sont toujours près de moi, dans ma chambre plutôt que dans la bibliothèque, je sais que je vais m'y replonger."

Propos recueillis par Jean-Marc Lalanne

Merci à Benraminos pour l'info.

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Adolphe -Variantes



Inga m'a offert une jolie photo extraite du film de Benoît Jacquot : Adolphe. Elle s'est amusée à retoucher cette photo où l'on voit Isabelle Adjani de profil et à la colorer de différentes façons avec de de jolies variantes très inspirées.
Merci !






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Frimousses à adopter !

Le monde.fr nous apprend qu'Isabelle Adjani participe à l'opération "Frimousses de créateurs" qui consiste en la création de poupées "de collection" uniques réalisées par de grands couturiers secondés par des personnalités (voir la liste dans le lien) . Ces poupées seront ensuite mises aux enchères sur le net et d'autres le seront directement via la salle de vente Drouot (jeudi 19 nov à 19h30).Les fonds récoltés serviront à financer une campagne de vaccination pour des enfants africains , et seront reversés à l'association UNICEF qui évoque également sur son site cette très belle action.


Les poupées sont visibles au petit palais du 10 au 15 novembre...
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Lancel (vitrine)

Je suis "fan" de ce genre de photos qui nous montrent de jolies vitrines, celle ci a été prise aux Champs élysées probablement l'an dernier puisqu'on y voit une photo extraite du shooting de la 1ere séance réalisée par B Rheims.


Aura -t-on le droit à une 3ème session pour Noël ? Puisqu' Isabelle Adjani est toujours l'égérie de Lancel.


Wait and see ! ;-)


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Des prix , des prix et encore des prix !

C'est une avalanche de prix qui s'abat sur La journée de la jupe, son réalisateur-J-P Lilienfeld et sa principale interprète-Isabelle Adjani-doivent être fiers de ces résultats , nous le sommes en tout cas pour eux, pour le film et tout ceux qui derrière les caméras et qui se sont affairés pour donné le meilleur , ils sont récompensés.




Recompensés en Espagne, avec les Seminci qui se sont déroulés du 23 au 31 octobre et qui ont célébré la " Semana Internacional de Cine de Valladolid" (cliquez sur l'image pour le palmarès complet)



Récompensés également par le prix europa qui s'est déroulé le 24 octobre dernier et qui a mis en compétition pres de 40 pays : on apprend que plus de 600 productions étaient candidates et que finalement "seules" 231 ont été retenues pour au final servir 26 lauréats (si j'ai bien compté...)



Une petite photo où l'on aperçoit J-P Lilienfeld

On apprend par ailleurs que le film va concourir (encore!) en Italie, visible sur ce lien

Enfin, la sortie de La journée de la jupe fait beaucoup parler en Espagne, comme en témoignent les nombreux liens livrés par Tazyzas, que je remets ici pour nos voisins espagnols (for spanish readers) :

Clase magistral de civismo and El dia de la falda salvo el dia

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Joyeux Halloween



Avec ces quelques clichés issus du film de Werner Herzog : Nosferatu , fantôme de la nuit, Isabelle Adjani retient le mal jusqu'au bout de la nuit...


En attendant la sortie prochaine du film sur DVD.









Bonus : un dessin fait d'après une capture d'écran trouvé sur le net.



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Isabelle Adjani au salon de la photo



Isabelle Adjani était "virtuellement" au salon de la photo qui a eu lieu du 15 au 19 octobre.










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Histoire(s) de cinéma ,making-off mammuth


Voici l'intégralité du reportage sur le making off de mammuth, en partage comme d'habitude sur You tube avec une Isabelle Adjani aux commandes d'une caméra super 8 ...










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Mammuth super 8




Il y a donc bien eu un petit reportage sur le film Mammuth où chacun des protagonistes a tenu une caméra super 8 afin de filmer quelques instants volés du tournage.


Isabelle Adjani se filmant : apparaissant derrière une perruque et commentant ensuite les moyens faramineux de la production du film pour le confort des acteurs : la piscine avec toutes ces belles bouées et fond avec carrelage...C'était fugace , mais assez drôle





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Histoire(s) de cinéma

Je ne sais absolument pas si finalement , nous verrons des images inédites de Mammuth, puisque sur le site canal+.fr, cela est annoncé dans le petit résumé, mais par contre lorsqu'on regarde la bande annonce de cette nouvelle émission de Daphné Roulier, on ne voit absolument rien ...

Alors réponse ce soir vers 23h ...sur canal + !
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"Impératrice jamais... Quelle promotion! C'est classe!"


Mon cinema.com nous fait le plaisir de nous offrir pour ce week end une interview d'Isabelle Adjani (faite par mails !!!) qui revient sur le tournage de ce sublime film La journée de la jupe.
Elle y parle de son absence, de son rôle, de la discrétion du tournage (rappelez vous cependant mon blog vous en parlait dès le début), et de son éventuel rôle de l''impératrice Catherine II dans VK de Pierre Gill, et si ce n'était donc pas un rêve ???


Absente des écrans de cinéma depuis quelques années, Isabelle Adjani revient aujourd'hui dans La journée de la jupe, un film de Jean-Paul Lilienfeld dans lequel elle incarne une enseignante en crise. En exclusivité pour La Presse, l'actrice a accepté de répondre par courriel à nos questions.

Q Vous n'avez pas été vue au cinéma depuis Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau. Pourquoi une aussi longue absence?

IA. Le titre Bon voyage était peut-être prémonitoire: je voyage dans ma vie privée au risque peut-être de laisser l'absence s'installer. M'occuper des problèmes familiaux, tenter de réussir au quotidien ma vie sentimentale, rester connectée à la réalité des choses, des plus compliquées aux plus simples, c'est du plein temps. Et c'est important pour moi. Ce métier et ce milieu peuvent assez facilement vous mettre à distance des responsabilités humaines, familiales et civiques. Je ne suis pas faite pour vivre une vie imaginaire. J'ai besoin de rester dans la réalité, même quand elle est dure. Pour être plus près des miens, j'ai préféré la scène en interprétant Marie Stuart dans un théâtre parisien. Cela demande beaucoup d'énergie, croyez-moi! Rien ne remplace la rencontre physico-mystique avec le public quand le rendez-vous entre l'actrice, la pièce, et les gens est une réussite sincère!

Q Vous avez souvent pris position pour des causes humanitaires et sociales mais vous avez plus rarement prêté votre talent à des films abordant ces questions de plein front. Était-ce pour vous une motivation supplémentaire d'accepter la proposition de Jean-Paul Lilienfeld? Comme une occasion d'exprimer des choses sur des thèmes importants?

IA. Aujourd'hui, les artistes et aussi, malheureusement, ceux qu'on appelle les people sont sollicités à tort et à travers, et pour toutes causes confondues. Notre époque, très étrange, a perdu ses porte-parole légitimes. Intellectuels, philosophes, où êtes-vous? Alors demeurent pour faire «bouger», «mouvoir», ceux qui peuvent «émouvoir». Acteurs, actrices, nous voilà devenus des boosters de visibilité, avec la notoriété nécessaire pour faire émerger des questions sociales, sanitaires ou juridiques. Avec La journée de la jupe, une occasion s'est enfin présentée de m'impliquer socialement et politiquement en «interprétant», en devenant la parole et la chair.

Q Comment Jean-Paul Lilienfeld vous a-t-il présenté ce projet? Que vous a-t-il dit pour vous convaincre?

IA. Il m'a présenté le film comme une urgence et une évidence: une urgence parce qu'il avait travaillé, depuis plusieurs années, à observer la détérioration des conditions de travail des élèves et des enseignants, principalement dans les quartiers difficiles en France. Il souhaitait, plus que tout, réaliser une fiction sans complaisance sociétale, non consensuelle, sur la situation scolaire actuelle. Le film est une espèce de bilan d'urgence, de coup de poing dans la gueule, ouvert au débat, et même à la controverse houleuse! Ce qui m'a convaincue, c'est le traitement scénaristique sans angélisme, la détermination ultra documentée de Jean-Paul Lilienfeld, l'appel irrépressible que j'ai ressenti, vers un travail d'interprétation plus déstabilisant. J'y voyais un vrai défi. J'aime bien marcher sur mes propres plates-bandes et prendre des risques. C'est ça aussi être actrice!

Q La société actuelle vous inquiète-t-elle?

IA. Oui. Qui n'est pas inquiet de voir se défaire les grands idéaux de la République, et de les voir peu à peu recouverts par des voiles, des drogues et des coups de poing? Le viol de la démocratie préfigure le viol de l'intégrité des individus. En tout cas, je le crois. Le thème du sexisme existe dans cette Journée de la jupe où l'on voit les garçons se réfugier derrière de fausses croyances religieuses (une interprétation désastreuse de certains passages du Coran) pour jouer aux caïds et maltraiter les filles. Ces enfants, dont il est question dans l'histoire du film, sont les héritiers d'un passé refoulé, postcolonialiste. Cette fameuse fracture entre l'Algérie et la France occupe une place dans l'inconscient de cette classe. Ils apparaissent très isolés, peut-être même dans le cercle familial. Car c'est aussi à leurs aînés qu'ils s'opposent. Ils portent en eux, sans le savoir, la mémoire de leurs grands-parents sacrifiés et oubliés, et l'effacement de leurs parents au nom de l'intégration.»

Q Votre «retour» au cinéma n'a pas été publicisé du tout au moment du tournage du film. Pourquoi cette discrétion?

IA. Personne ne savait que je tournais, et c'était très bien! Travailler de cette façon, loin de toute pression, est un véritable soulagement. Il était important pour ce film, dont la vocation est d'apporter du «vrai», d'être seulement dans le travail, et pas dans la publicité de ce travail. C'était le passage obligé pour atteindre une vraie crédibilité, pour la justesse des situations. Mon ambition artistique, c'était qu'on m'oublie, moi, au profit de mon personnage. De toute façon, la discrétion est à mon sens un code moral qu'il faut défendre, surtout à l'ère de l'imposture people, de la vulgarité ambiante où il faut tout dire, tout montrer, tout avoir. À force de transparence, on ne voit plus rien du tout!

Q Dans La journée de la jupe, vous donnez principalement la réplique à de jeunes acteurs qui n'avaient jamais fait de cinéma auparavant. Comment avez-vous vécu cette expérience?

IA. Eux, ils avaient répété pendant deux mois et savaient leur texte au rasoir. Moi, je ne les ai rencontrés que le premier jour du tournage et... ils m'ont tout de suite appelée Madame! Nous avons gardé nos distances, c'était important pour le film. Je me suis plantée devant eux comme une prof de français, pas comme une actrice. Je pense que la plupart ne savaient pas qui j'étais. C'était bien comme ça. On n'était que dans le travail. Je n'ai jamais essayé de me rapprocher d'eux autrement qu'à travers notre travail mutuel. Je n'ai pas fait deux minutes de démagogie, pas même une! Pour moi, c'était essentiel. C'était la moindre des choses à leur donner en retour, eux, dont l'implication était totale et pas si évidente. Vous imaginez la somme de sentiments, de sensations, de complexités, enfouie, refoulée, qui était en jeu pour ces garçons et ces filles. Ils sont à la fois tellement sur la défensive et tellement tendres. En même temps, ils vous regardent droit dans les yeux, ils savent de quoi on parle. Il faut, comme ils disent, que «ça parle réel». Il y a une scène où je leur dis: «Il n'y a que l'école qui puisse vous permettre de vous en sortir», ils m'écoutaient, mais dans le genre: «Tu as intérêt à nous dire quelque chose qui sonne vrai! Tu as intérêt à ce que ce soit vrai parce que nous, on ne va pas faire semblant de t'écouter si tu ne nous intéresses pas!» C'était très clair. Ils sont vraiment vibrants d'authenticité et de vérité. Ils étaient tous courageux. J'ai beaucoup apprécié cette confrontation. Faite de respect, d'intimidation et de générosité.

Q Il fut récemment annoncé que vous avez accepté de jouer dans VK, un film réalisé par le Québécois Pierre Gill aux côtés d'Adrien Brody et de Rachelle Lefevre. Que pouvez-vous nous dire de ce projet dans lequel vous prêterez vos traits à la Grande Catherine II?

IA. Je ne peux pas en dire grand-chose. La production est entrée en contact avec moi. J'ai manifesté mon intérêt. Même si je n'ai encore rencontré personne, je peux dire que je serais très heureuse de travailler avec Pierre Gill et un partenaire talentueux comme Adrien Brody. Et aussi enchantée de jouer enfin une grande impératrice qui a régné brillamment sur le plus grand pays du monde. J'ai été reine mais répudiée (La reine Margot) ou décapitée (Marie Stuart), mais impératrice jamais... Quelle promotion! C'est classe!

Propos recueillis par Marc-André Lussier

Merci à Lapinou pour le lien
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La journée de la jupe au Canada part 3


Encore une nouvelle critique, qui compare ce film à celui de Laurent Cantet et (entre les murs) et celui d'Abdellatif Kechiche (l'esquive), comparaison qui pour moi n'a pas de raison d'être puisque La journée de la jupe se veut avant tout une fiction qui dépeint la société alors que les deux films cités dépeignent davantage la société à travers la réalité des faits ... Néanmoins la critique est assez élogieuse... A lire sur le devoir.com




On pense d'entrée de jeu à Entre les murs, de Laurent Cantet, pour ce huis clos dans une classe multiethnique issue des banlieues françaises, avec enseignant pris dans la tourmente. Également à L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, sur un thème similaire, apportant un même surcroît d'humanité. La Journée de la jupe n'atteint pas ces profondeurs, mais son côté anti-rectitude politique est réjouissant et sa confrontation corrosive.


Le film de Jean-Paul Lilienfeld célèbre le retour d'Isabelle Adjani au grand écran, dans un rôle qui lui tenait à coeur, tant l'actrice française (née de père algérien) a milité contre le racisme et tous les intégrismes.

Huis clos dans une classe impossible. Une enseignante (Adjani) se fait malmener de mille manières par des élèves aux cultures diverses, dont un petit caïd d'origine africaine qui taxe et intimide tout ce qui bouge. Un pistolet tombé deviendra une arme entre les mains de la prof, qui prend sa classe en otage, blesse accidentellement le caïd et entreprend d'enseigner Molière et la morale civique, arme en main. Cette proposition à la fois loufoque et dramatique ne se pique pas toujours de vraisemblance ni de subtilité. D'autant moins quand un policier négociateur (Denis Podalydes), en rupture de couple, entreprend de dialoguer avec la dame.

Le huis clos scolaire constitue le centre des tensions et le véritable pouls d'un film qui ne prétend pas réinventer la forme. Jonglant entre les genres, avec un aspect comédie qui ne tient pas vraiment la route, La Journée de la jupe vaut avant tout pour cet affrontement féroce entre cette Sonia Berjerac (rôle qu'Adjani endosse haut la main) et sa classe (des non-professionnels, vraiment excellents). Tous les sujets-chocs: machisme, religion qui sert d'excuse pour tout, ignorance revendiquée, sont jetés sur la table, avec les peurs, les colères, la résistance des filles, la lâcheté bavarde des garçons.

Au dehors, sur le terrain où les négociations s'organisent, les personnages apparaissent plus primaires. Celui du policier, à la limite du ridicule, manque de substance, le directeur est un imbécile et la ministre de l'Éducation tient du Polichinelle sans âme. La faiblesse du scénario et des acteurs s'inscrit essentiellement dans cette frange hors du cadre central.

Autrement, La Journée de la jupe, satire acerbe d'un système scolaire en débâcle, tisse intra muros la toile de sa tragédie avec une puissante habileté, en ouvrant la porte sur un abîme dont semble apparemment évacué tout espoir.
Article d'Odile Tremblay
Lire la suite...“La journée de la jupe au Canada part 3”

La journée de la jupe au Canada part 2


Autre article, celui ci provient du site moncinéma , et offre une critique bien plus nuancée que le précédent...
A noter que vous pouvez attribuer une note (des étoiles), j'ai voté 5/5, et fait monter la note d'un dixième ... et vous pouvez aussi laisser un commentaire pour inciter nos amis canadiens à aller voir ce film ...


Les admirateurs d’Isabelle Adjani apprécieront voir l’actrice livrer une vibrante performance dans La journée de la jupe.

La journée de la jupe marque le retour d’Isabelle Adjani au cinéma. Elle reprend du service dans un film de facture modeste, où elle campe un personnage comme elle les aime: intense, dramatique, un peu fêlé. Si l’interprète de Camille Claudel trouve ici un rôle à sa (dé)mesure, force est toutefois de constater que le film de Jean-Paul Lilienfeld se révèle un peu lourd dans sa démonstration.

Belle idée de départ pourtant. Enseignante dans une école fréquentée par des jeunes issus de milieux plus «difficiles», mademoiselle Bergerac, un jour, pète les plombs. Excédée de constater à quel point la société végète dans un état lamentable, ne reconnaissant pas non plus dans ses élèves la France qu’elle a connue jadis, l’institutrice fait face à une meute de jeunes aux prises avec des problèmes très aigus.

Violences en tous genres, rapports distordus entre hommes et femmes, clash des confessions religieuses, la classe devient ainsi un microcosme dans lequel les différents enjeux de la société actuelle sont mis en exergue.

Au gré d’un épisode violent qui risque de mal tourner, mademoiselle Bergerac met un matin la main sur l’arme d’un élève et décide de prendre sa classe en otage. Du coup, le récit se transforme en huis clos et revêt un caractère très théâtral. Voulant apostropher trop de thèmes à la fois, Lilienfeld s’appuie de surcroît sur des dialogues très appuyés pour étayer son propos.

Ainsi, le récit joue sur deux tableaux. Il y a d’abord l’institutrice qui, avec ce coup de force, découvre une réalité à laquelle elle ne s’était jamais vraiment intéressée jusque là. Du moins, pas sous cet angle. À l’extérieur, avec les forces de l’ordre qui s’en mêlent, le débat prend forme. On revendique de meilleures ressources pour un système d’éducation qui, dans l’état actuel des choses, ne peut guérir tous les maux.

L’intention est louable, bien sûr. Mais la manière manque cruellement de subtilité. Modulant sur un tout autre registre le message lancé l’an dernier par Laurent Cantet et François Bégaudaud dans Entre les murs, l’auteur cinéaste Lilienfeld ne dispose pas ici de la même force de frappe.

Évidemment, les admirateurs d’Isabelle Adjani apprécieront voir l’actrice livrer une vibrante performance, pratiquement seule face à une bande de jeunes acteurs non professionnels. Fidèle à sa légende, elle se lance ici à corps perdu, prêtant toute sa force dramatique au personnage.

L’ensemble revêt toutefois un caractère artificiel qui dessert le propos du film. Dommage

Article de Marc André Lussier
Lire la suite...“La journée de la jupe au Canada part 2”

La journée de la jupe au canada part 1


A l'occasion de la sortie de La journée de la jupe au Canada (c'était le vendredi* 23 octobre), de nombreux sites se font l'écho de ce film avec pas mal d' enthousiasme. Metro Montréal rapporte quelques propos du réalisateur Jean-paul Lilienfeld.

*Les films sortent le vendredi de l'autre côté de l'Atlantique, et il était question qu'on fasse de même en Europe...



Jean-Paul Lilien­feld a particulièrement hâte de commencer l’écriture de son prochain long métrage, car depuis la sortie françai­se de La journée de la jupe, en mars dernier, son emploi du temps ressemble plus à celui d’un homme politique qu’à celui d’un cinéaste.

Après avoir assisté à d’innombrables rencontres entre professeurs, pris part à plusieurs débats et partici­pé à de multiples entrevues pendant lesquelles on lui demandait son opinion sur divers sujets chauds de l’actualité, le réalisateur est prêt à retrouver sa plume... et à laisser les discours sur l’immigration, la religion, le racisme, l’éducation et le sexisme derrière lui.

«En tournant le film, je ne me doutais pas de toutes les questions qu’il pourrait soulever! rigole le cinéaste à l’autre bout du fil. C’est toujours surprenant de se faire demander ce genre de trucs quand on n’est pas un politicien.»

Lilienfeld aborde de front les nombreux problèmes que peuvent connaître les jeunes des banlieues dans La journée de la jupe.

Isabelle Adjani y incarne une enseignante qui n’ar­rive plus à assurer ses cours. Bousculée et insultée par ses élèves, elle est au bout du rouleau. Lors d’un cours particulièrement chaotique, et après avoir découvert un flingue dans le sac d’un lycéen turbulent, elle retourne l’arme contre ceux qui la terrorisent depuis trop longtemps.

«C’est un concentré de réalités plutôt sombres, mais avec une touche d’espoir à la fin», souligne le réalisateur, qui signe ici son premier drame, après HS hors service et Qua­tre garçons pleins d’ave­nir.

Les émeutes de 2005
C’est à la suite des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises que Jean-Paul Lilienfeld a écrit La journée de la jupe. Lui-même issu de ces quartiers dits «sensibles», le cinéaste a tracé les grandes lignes de l’intrigue après avoir été bouleversé par le témoigna­ge à la télévision d’une mère de famille au bord de la crise de nerfs. Celle-ci racontait comment elle se couchait devant la porte de son appartement pour empêcher ses filles de sortir pendant la nuit.

«Pendant qu’elle parlait, on nous montrait des ima­ges de voitures de police, de cocktails Molotov et de jeunes qui couraient dans tous les sens, explique Lilienfeld. Et je me rappelle avoir été frappé par une chose à ce moment-là : on ne voyait pas la moindre fille. Et pourtant, quand j’habitais en banlieue, les bêtises qu’on faisait, elles étaient mixtes...»

Changer le monde avec un film, le réalisateur n’y croit pas. «Je crois toutefois qu’un long métrage peut provoquer des débats et soulever des questions... ce qui n’est déjà pas si mal», conclut-il.

Par Marc-André Lemieux
Lire la suite...“La journée de la jupe au canada part 1”

Franck henry: sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille...


Conjointement à l'interview d'Isabelle Adjani, Lemonde.fr interview Franck Henry, actuel scénariste de Braquo (excellente série qui passe sur canal +) et revient sur son passé ...
Hallucinant et prometteur .



La vie de Frank Henry n'a rien d'un conte de fées. Une série impressionnante de braquages, cinq comparutions devant les assises, vingt et un ans passés derrière les barreaux : le milieu, "sa violence, ses bassesses", comme il dit, ont plus peuplé son quotidien que les belles histoires nourries de miracles.

Pourtant, cinq ans après sa dernière sortie de prison, le même homme, avec sa gueule de Chéri-Bibi, se prépare à réaliser son premier film. Avec, au programme, un budget de 7,5 millions d'euros, Gaumont et Canal+ dans l'aventure, et, en haut de l'affiche, au-dessus des noms déjà respectables d'Olivier Marchal et Simon Abkarian, la star, Isabelle Adjani. Le financement n'est pas complètement bouclé. Les dates de tournage sont suspendues aux derniers accords. Mais tous les protagonistes le jurent : ce projet se fera.

Flash-back, année 2002. Cédric Klapisch sort Ni pour ni contre. Au générique, Frank Henry figure comme "conseiller technique". Le film raconte un hold-up. L'homme, ancien du "troisième gang des postiches", en a commis une demi-douzaine, dont le casino d'Enghien : la collaboration a été exemplaire. Jusqu'à la rechute. Quand, l'année suivante, Frank Henry revient devant les assises pour différents braquages, le réalisateur témoigne en sa faveur : "Il a un vrai talent d'écriture et de raconteur d'histoires." Un don qui, assure-t-il, pourra être utilement mis au service du cinéma. Le jury fait preuve d'une clémence rare et lui inflige huit ans de réclusion, là où il risquait la perpétuité.

Sorti en juillet 2004, Frank Henry ne fait pas mentir le cinéaste. En cellule, il a déjà rédigé un recueil de nouvelles. Dehors, il écrit deux romans. Les trois textes sont publiés au Cherche Midi. L'éditeur lui confie même la direction d'une de ses collections. Mais le cinéma le démange. Sa première rencontre importante est l'acteur Yves Rénier. Débute alors une étrange collaboration entre l'ex-taulard libertaire et le comédien à la réputation réactionnaire pour la série "Commissaire Moulin". Ils écrivent des épisodes. Puis montent un projet de film, avorté.

Deuxième rencontre, Olivier Marchal. Comme s'il n'était attiré que par les contraires, l'ancien bandit se lie avec l'ex-flic, devenu acteur et réalisateur. Ensemble, ils conçoivent "Braquo" une série policière de huit épisodes, produite par Canal+. Diffusé lundi 12 octobre, le premier épisode dynamite le record d'audience d'une production originale de la chaîne cryptée : 20,9 % de parts de marché.

Reste toutefois l'essentiel, ce projet de film, qu'il porte depuis presque trois ans. C'est début 2007 que Frank Henry rencontre Franck Chorot, le producteur d'Olivier Marchal. Depuis le succès de 36, quai des Orfèvres, l'homme de chez Gaumont ne manque pas de propositions d'ex-flics ou d'anciens voyous. Aussi c'est un peu machinalement qu'ils conviennent de se revoir pour parler des "histoires" que cet énergumène dit avoir "en tête". Chorot raconte leurs derniers mots : "Tu ne me donnes pas ton téléphone ? - Euh, si... - Et tu ne prends pas le mien ? - Si, bien sûr..."

Le projet penche d'abord vers une adaptation de Mauvaises nouvelles du milieu, un des livres de Frank Henry, puis bifurque vers un scénario original. Encore faut-il trouver un réalisateur. Denis Amar, Alain Corneau, Yvan Attal sont approchés. Pas convaincus ou pas convaincants. Alors le néo-scénariste se lance. "La réalisation, c'est d'abord un point de vue, explique-t-il. Et la direction d'acteurs, je la sentais. J'étais allé sur des tournages, j'avais compris pas mal de choses. J'avais beaucoup parlé avec Klapisch. Si je m'entourais d'une équipe compétente, c'était possible."

Banco, répond Chorot. C'est donc lui, Frank Henry, qui va s'occuper de convaincre les comédiens. Pas bien difficile pour Olivier Marchal. Simon Abkarian, qu'il a rencontré sur le film de Cédric Klapisch, et à qui il a pensé dès l'écriture pour le rôle de Jimmy Weiss, le vrai méchant, n'est guère plus dur à persuader. Il a suivi pas à pas l'histoire et les différentes versions du scénario : "Dès qu'on lit son projet, on est saisi par la texture, l'épaisseur de l'écriture. J'aime le recul qu'il prend par rapport à sa propre vie. J'aime la façon dont il parle, surtout de l'humain, bien au-delà du seul banditisme. J'aime son refus des clichés, les balles qui crépitent, les bandits au grand coeur et tout le cirque... J'aime sa personnalité, un homme qui se tient debout, et qu'on a forcément envie de suivre."

Décrocher Isabelle Adjani semble un défi d'une autre envergure. La star tourne peu, refuse la plupart des projets qu'on lui propose. "J'avais vu des extraits de La Journée de la jupe, raconte Frank Henry. Elle m'avait impressionné. Je lui ai fait parvenir le scénario par la bande. Le lendemain, elle m'appelle : "Je voudrais qu'on se rencontre, et même si ça ne devait pas marcher entre nous, je vous remercie juste pour la lecture, c'est déjà un cadeau..." Là, tu t'élèves de 10 centimètres du sol et tu essaies de t'en remettre." La suite ne le décevra pas.

Reste pourtant le plus difficile : trouver l'argent. Canal+ s'engage vite, à hauteur de 2 millions d'euros. Gaumont, que Frank Chorot a quitté avec ses projets, mais avec qui il poursuit un "partenariat privilégié", devrait aussi, sauf drame, être de la partie. Mais le service public boude. "A France 3, ils m'ont juste dit qu'ils n'aimaient pas le rôle du procureur", se souvient-il, encore furieux. Un rôle secondaire, pourtant, mais qui pour Frank Henry n'était "pas négociable".

"Je présente trois mondes : la justice, totalement au service du pouvoir politique ; la police, au service de la justice, même quand il ne faudrait pas ; et le banditisme, un monde pas rigolo où les gentils n'existent pas, où les mecs s'embrassent à midi et se tuent le soir. Il ne faut quand même pas oublier que la première cause de mortalité chez les bandits, c'est eux-mêmes." Et même si "démythifier ce monde-là, c'est un peu mon rôle dans la société, depuis cinq ans", admet-il, pas question d'oublier les crapuleries du camp adverse.

C'est donc sur TF1 et sur quelques financements publics, dont les réponses devraient tomber dans les semaines à venir, que comptent à présent Frank Henry et Franck Chorot. D'ores et déjà, ils ont renoncé à certaines scènes prévues en Corse et ont concentré leur tournage en Ile-de-France. Ils réfléchissent à d'autres économies possibles. Douloureux ? Même pas, semble dire le futur réalisateur. "Si le film coûte moins cher, la pression des recettes sera moins forte", sourit-il.

A côté de lui, pour une fois, le producteur grimace.

Nathaniel Herzberg pour le monde.fr , merci David pour le lien .
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Isabelle Adjani : Je suis pressée d'aller au combat."




Interview pour Le Monde.fr

Isabelle Adjani évoque le tournage imminent de son prochain film "De force" de F Henry, elle semble très heureuse de préparer un rôle qu'elle n'a jamais encore tenu : une femme flic ...
Premières impressions à lire , maintenant !



Comment êtes-vous entrée dans cette aventure ?

Très simplement. Un ami commun m'a passé le script en me disant que l'auteur serait heureux que je le lise et qu'il méritait que je le regarde. C'est tout ce que je savais à ce moment-là. Alors je l'ai lu. Il y avait une évidence pour moi dans la qualité de l'histoire, dans le traitement, dans l'écriture, dans le désir de cinéma qui l'accompagnait.

Quand tous ces éléments sont réunis, l'élan fait le reste. Il fallait encore que l'on se rencontre, que l'on découvre qui nous étions, qu'il me raconte ce qu'il voulait faire réellement. Mais l'essentiel était là. Lorsque comme ici, le projet passe par des canaux personnels sans l'intervention des agents ou d'intermédiaires professionnels, c'est souvent un très bon début.

La rencontre a-t-elle confirmé cette première intuition ?


Oui. C'était quelques jours plus tard, dans un grand hôtel. Là, je connaissais les grandes lignes de sa vie : le gang des postiches, la prison, l'écriture... Mais pas le détail. Je n'avais pas lu ses livres. Il avait l'air très préoccupé de ma réaction. Or je dois dire que, pour moi, ça n'a aucune importance. Il s'est acquitté de la dette qu'il avait envers la société, point. Le reste ne m'intéresse pas. Sauf sur un point : sans cette expérience, il n'y aurait pas de film.

Ensuite, j'ai surtout rencontré un homme avec une puissante personnalité, un désir de cinéma immense et un vrai passé de scénariste. Passionné, robuste. J'ai vu sa passion pour les acteurs, son envie de diriger. Quelqu'un d'intensément présent dans ce qu'il faisait.

Participer à un premier film amplifie-t-il l'enjeu ?

Honnêtement, Frank Henry est tellement en possession de son sujet que je n'ai pas l'impression de faire un premier film.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce rôle ?


Ce qui m'a séduite au départ était très personnel. Je n'ai jamais joué de flic et il n'y a rien de plus excitant dans ce métier que de découvrir un monde.

Là, j'y entre par le sommet - patronne de la BRB (brigade de répression du banditisme) -, ce qui est un peu inhabituel, mais en tant qu'actrice, je vais quand même devoir faire tout l'apprentissage.

J'attends de connaître les dates du tournage pour m'organiser, aller rencontrer des policiers, les voir travailler. Olivier Marchal, ancien de la maison, m'a déjà donné des contacts. Le plan de bataille n'est pas encore fixé mais je suis pressée d'aller au combat.

Frank Henry et vous, aviez-vous le même regard sur cette femme-flic ?


Complètement. C'est un univers de testostérone, très masculin donc, et pour y faire sa place, cette femme a renoncé à avoir une vie à elle. Sauf qu'elle a aussi un fils, qui n'est pas rentré dans le rang. Elle se trouve confrontée à un dilemme social et intime.

En ce sens, c'est une femme ordinaire, comme dit Frank. Une femme sans fard, en mission, douée d'une énergie sans nuance, mais aussi une mère. C'est précisément ça, cette faille, cette contradiction, qui nous intéresse tous les deux.

Propos recueillis par Nathaniel Herzberg
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Vogue italien : i.adjani ! (part2)





Suite des photos de D. Turbeville parues dans un Vogue italien en septembre 2004












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