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Ca serait cool que je puisse m'occuper de tout ca ce week end afin de ne pas perdre tous les envois.
Merci !

Voilà c'est signé, la journée de la jupe va franchir l'Atlantique pour aller au printemps prochain aux Etats Unis !
Voici la poupée d'Isabelle Adjani qui sera en vente le 19 nov à Drouot-Montaigne. 
Un nouveau site évoque le futur tournage de De force, il s'agit de Variety.com.
Ex-délinquant qui compte d’ailleurs parmi les scénaristes de « Braquo », Frank Henry (du gang des Postiches) se prépare à passer à la mise en scène avec De force, un polar dont le tournage est fixé à partir de février prochain.

Au début des années 80, nous sommes devenus très proches. On se voyait tout le temps, on dînait à trois avec Bruno Nuytten. Ma relation avec Bruno le fascinait beaucoup. Il me prenait en photo, je faisais tout ce qu'il voulait. Une fois, il m'a dit qu'il était allé vendre toutes les photos qu'il avait de moi à Paris Match. Je ne lui ai pas reproché. Alors il est retourné à Paris Match pour les reprendre. Il avait changé d'avis, ce qui lui arrivait souvent (rires). Je lui parlais beaucoup de mes projets, il me conseillait, j'avais besoin de son opinion, de son regard. Il faut dire qu'à l'époque, le producteur Daniel Toscan du Plantier dirigeait la Gaumont et il voulait faire de sa maîtresse, Isabelle Huppert, la titulaire de tous les projets du cinéma français. Hervé assistait à mon incrédulité devant cette situation. Alors il a écrit sans me le dire un scénario sur une actrice, inspirée par moi, qui se trouvait blacklistée par des gens de pouvoir. Son projet décrivait aussi ma relation avec Bruno. C'était l'histoire d'une carrière contrariée doublée d'un amour, qu'il avait à la fois romantisée et brutalisée. Le scénario s'est d'abord appelé "Gemina", puis "La liste noire".
Je l'ai lu et l'ai trouvé magnifique. Mais je suis entrée dans un rapport bizarre avec ce projet. Quand je m'en éloignais, il m'attirait et dès que je m'en approchais, que je me préparais à m'y engager, il me faisait peur. Je ne savais pas comment l'aborder, je faisais du surplace. Il me disait alors que j'étais trop puritaine, il se moquait de moi. De toutes façons, il ne vivait que pour la transgression. C'était à la fois sa pratique et sa plus forte conviction. Mais il le faisait toujours en dandy.
Je n'ai donc pas tourné le film, lui non plus. Nous nous sommes éloignés. Dans A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, dont je pense par ailleurs que c'est un de ses textes les plus forts, je suis devenue l'un de ses personnages, l'actrice Marine. Il m'avait toujours prévenue que lorsqu'il se mettrait à parler de moi dans ses livres, ce serait pour me trahir. Qu'il resterait dans la vérité, mais qu'il ne se gênerait pas non plus pour traduire dans la fiction le mécontentement qu'il ressentait à mon égard. Je l'aimais énormément et je sais qu'il m'aimait aussi. Mais tout en moi ne lui allait pas. Je sais par exemple qu'il a été absolument furieux de mon passage au journal de TF1 pour faire taire la rumeur qui prétendait que j'étais morte du sida. Pourtant, j'avais pris soin de dire que j'avais honte d'avoir à affirmer que je n'étais pas malade, comme s'il s'agissait de dire que je n'étais pas coupable. Mais ça l'avait exaspéré. Lui, il a eu un rapport très ambigu avec sa maladie. Il était depuis toujours fasciné par la mort, par l'agonie... Il recherchait là un vertige. La maladie a transformé ses fantasmes littéraires en réalité terrible. Je crois qu'à ses yeux, mon comportement vis-à-vis de ces rumeurs manquait de lyrisme.
Après notre brouille, je l'ai vu à la télévision, amaigri et malade. J'étais horrifiée. J'ai ressenti beaucoup de colère contre lui. Je pensais qu'il aurait pu éviter sa contamination. J'avais le sentiment qu'il avait fait de lui-même son propre objet d'observation, l'objet de ses expériences. Je ne connaissais plus vraiment les gens qu'il fréquentait, je n'appartenais plus à sa vie. Je n'ai pas eu le courage de regarder son film, sorti après sa mort, La Pudeur ou l'Impudeur.
Notre relation était gémellaire. C'était le frère qui me bouleversait et m'épouvantait. Je ne sais pas ce que j'étais pour lui, probablement une sœur qu'il adorait et détestait. Depuis sa disparition, je n'ai pas non plus relu ses livres. Pourtant, ils sont toujours près de moi, dans ma chambre plutôt que dans la bibliothèque, je sais que je vais m'y replonger."
Propos recueillis par Jean-Marc Lalanne
Merci à Benraminos pour l'info.





Le monde.fr nous apprend qu'Isabelle Adjani participe à l'opération "Frimousses de créateurs" qui consiste en la création de poupées "de collection" uniques réalisées par de grands couturiers secondés par des personnalités (voir la liste dans le lien) . Ces poupées seront ensuite mises aux enchères sur le net et d'autres le seront directement via la salle de vente Drouot (jeudi 19 nov à 19h30).Les fonds récoltés serviront à financer une campagne de vaccination pour des enfants africains , et seront reversés à l'association UNICEF qui évoque également sur son site cette très belle action.
Je suis "fan" de ce genre de photos qui nous montrent de jolies vitrines, celle ci a été prise aux Champs élysées probablement l'an dernier puisqu'on y voit une photo extraite du shooting de la 1ere séance réalisée par B Rheims. 
C'est une avalanche de prix qui s'abat sur La journée de la jupe, son réalisateur-J-P Lilienfeld et sa principale interprète-Isabelle Adjani-doivent être fiers de ces résultats , nous le sommes en tout cas pour eux, pour le film et tout ceux qui derrière les caméras et qui se sont affairés pour donné le meilleur , ils sont récompensés.
Recompensés en Espagne, avec les Seminci qui se sont déroulés du 23 au 31 octobre et qui ont célébré la " Semana Internacional de Cine de Valladolid" (cliquez sur l'image pour le palmarès complet)
Récompensés également par le prix europa qui s'est déroulé le 24 octobre dernier et qui a mis en compétition pres de 40 pays : on apprend que plus de 600 productions étaient candidates et que finalement "seules" 231 ont été retenues pour au final servir 26 lauréats (si j'ai bien compté...)
Une petite photo où l'on aperçoit J-P Lilienfeld
On apprend par ailleurs que le film va concourir (encore!) en Italie, visible sur ce lien
Enfin, la sortie de La journée de la jupe fait beaucoup parler en Espagne, comme en témoignent les nombreux liens livrés par Tazyzas, que je remets ici pour nos voisins espagnols (for spanish readers) :
Clase magistral de civismo and El dia de la falda salvo el dia









